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 L'Écriture de soi [Fiche de synthèse]

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celineb

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MessageSujet: L'Écriture de soi [Fiche de synthèse]   Mar 13 Fév - 12:56

Écrire pour parler de soi

I. Les formes de l’écriture de soi :
A. Le récit autobiographique :
Le mot 'autobiographie' est d'origine grecque : il signifie 'écriture de sa propre vie'. Le narrateur, l'auteur et le personnage principal ne sont qu'une seule personne.  Le récit autobiographique implique donc une rédaction à la première personne.
Comme exemples, on peut mentionner Georges Perec, W ou le Souvenir d’enfance ou Daniel Pennac, Chagrin d’école.

B. Le journal intime :
Le journal intime est un récit intime raconté au présent. Le narrateur relate sa vie au jour le jour. L'auteur ne s'adresse qu'à lui-même. Le Journal d'Anne Frank en est un exemple.

C. Les mémoires :
Les mémoires sont les écrits qui sont marqués par la présence de l'Histoire, comme la Révolution française ou les guerres napoléoniennes, par exemple. La vie privée de l'auteur n'est guère représentée.
François-René de Chateaubriand et ses Mémoires d'outre-tombe sont très célèbres.

D. Le roman autobiographique :
Dans un roman autobiographique, le héros a de fortes attaches avec l'auteur du récit. On parle aussi d'autofiction ou de roman personnel. On peut penser aux ouvrages d'Amélie Nothomb ou d'Annie Ernaux.

E. La correspondance autobiographique :
Ce sont des lettres dans lesquelles les auteurs racontent leur quotidien à la manière d'un journal intime.
Mentionnons les lettres à sa fille de Calamity Jane.

F. Les essais :
Les essais regroupent les réflexions de l'auteur sur divers sujets. Lers Essais de Montaigne relèvent de ce genre.

II. Les motivations de l'écriture de soi :
A. Le souci de trouver une vérité cachée au fond de soi :
Lorsqu'un auteur décide d'écrire un récit autobiographique, il se pose forcément la question de la vérité. C'est la raison pour laquelle on trouve souvent un "pacte autobiographique" au début des écrits, pour attester de la véracité du dire.
On note souvent le souci des auteurs de se justifier face à la postérité dans un but religieux ou non : ce sont les Confessions de Saint-Augustin ou Les Confessions de Rousseau.

B. La volonté d'apporter un témoignage :
L'écrivain peut écrire pour témoigner : la guerre, l'esclavage, la Shoah, la ségrégation sont présnts dans les écrits de ces auteurs.
Par exemple, dans À l'Ouest, rien de nouveau, Erich Maria Remarque témoigne de son expérience pendant la Première Guerre mondiale. Il exprime toute son horreur pour ce massacre. On peut mentionner aussi Primo Levi, avec Si c'est un homme ou la bande dessinée de Marjane Satrapi, Persepolis.

C. Le désir d'interroger la condition humaine :
L'écrivain peut également choisir de se raconter pour explorer l'âme humaine. En effet, comme le rappelle Montaigne dans ses Essais, tout homme porte en lui la condition humaine. Les questions abordées par les écrivains concernent toute l'humanité : grandir, la mort, la vie en société... Les humains se posent également les mêmes grandes questions existentielles : Dieu , la vie après la vie, le sens de la vie…

III. Procédés d'écriture pour parler de soi :
Certains procédés dépendent de la forme choisie pour parler de soi : autobiographie, journal intime, correspondance, mémoires, etc.
1. Les pronoms personnels :
Le pronom personnel dominant est la 1re personne, je, car narrateur et personnage ne sont qu'une seule et même personne. Toutefois, certains autobiographes préfèrent employer la 2e (tu) ou la 3e personne (il, elle) afin de garder une certaine distance avec le passé.

2. Les temps des verbes :
Le présent est très fréquent. Mais certains auteurs choisissent les temps du temps pour évoquer leur enfance.

3. L'ordre de la narration :
Le récit autobiographique suit souvent l'ordre chronologique. Mais quelques auteurs ne respectent pas l'ordre du temps au nom de l'authenticité de leur ressenti.

4. Le pacte autobiographique :
Très souvent on note au début des écrits une déclaration de l’auteur qui présente son projet, qui promet d’être de bonne foi, et qui justifie sa démarche. Il signe une sorte de pacte avec le lecteur, il s’engage à être sincère.


Laurence C. (Céline)

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celineb

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MessageSujet: Re: L'Écriture de soi [Fiche de synthèse]   Mar 13 Fév - 14:41

Extraits et exemples de textes

1) Les Confessions de Jean Jacques Rousseau, Première partie, Livre premier (1712-1728)
                                                                       
Je forme une entreprise qui n’eut jamais d’exemple et dont l’exécution n’aura point d’imitateur. Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature ; et cet homme ce sera moi.

Moi, seul. Je sens mon cœur et je connais les hommes. Je suis fait comme aucun de ceux que j’ai vus ; j’ose croire n’être fait comme aucun de ceux qui existent. Si je ne vaux pas mieux, au moins je suis autre. Si la nature a bien ou mal fait de briser le moule dans lequel elle m’a jeté, c’est ce dont on ne peut juger qu’après m’avoir lu.

Que la trompette du Jugement dernier sonne quand elle voudra, je viendrai, ce livre à la main, me présenter devant le souverain juge. Je dirai hautement : « Voilà ce que j’ai fait, ce que j’ai pensé, ce que je fus. J’ai dit le bien et le mal avec la même franchise. Je n’ai rien tu de mauvais, rien ajouté de bon, et s’il m’est arrivé d’employer quelque ornement indifférent, ce n’a été que pour remplir un vide occasionné par mon défaut de mémoire ; j’ai pu supposer vrai ce que je savais avoir pu l’être, jamais ce que je savais être faux. Je me suis montré tel que je fus ; méprisable et vil quand je l’ai été, bon, généreux sublime, quand je l’ai été : j’ai dévoilé mon intérieur tel que tu l’as vu toi-même. Etre éternel, rassemble autour de moi l’innombrable foule de mes semblables ; qu’ils écoutent mes confessions, qu’ils gémissent de mes indignités, qu’ils rougissent de mes misères. Que chacun d’eux découvre à son tour son cœur auprès de ton trône avec la même sincérité ; et puis qu’un seul te dise s’il l’ose : je fus meilleur que cet homme-là.

2) Extrait des Mémoires d’outre-tombe de François-René de Chateaubriand (1768- 1848).

C’est sur la grève de la pleine mer, entre le château et le Fort Royal, que se rassemblent les enfants ; c’est là que j’ai été élevé, compagnon des flots et des vents. Un des premiers plaisirs que j’aie goûtés était de lutter contre les orages, de me jouer avec les vagues qui se retiraient devant moi, ou couraient après moi sur la rive. Un autre divertissement était de construire, avec l’arène de la plage, des monuments que mes camarades appelaient des fours. Depuis cette époque, j’ai vu bâtir pour l’éternité des châteaux plus vite écroulés que mes palais de sable.

Mon sort étant irrévocablement fixé, on me livra à une enfance oisive. Quelques notions de dessin, de langue anglaise, d’hydrographie et de mathématiques, parurent plus que suffisantes à l’éducation d’un garçonnet destiné d’avance à la rude vie d’un marin.

Je croissais sans étude dans ma famille ; nous n’habitions plus la maison où j’étais né : ma mère occupait un hôtel, place Saint Vincent, presque en face de la porte qui communique au Sillon. Les polissons de la ville étaient devenus mes plus chers amis : j’en remplissais la cour et les escaliers de la maison. Je leur ressemblais en tout ; je parlais leur langage ; j’avais leur façon et leur allure ; j’étais vêtu comme eux, déboutonné et débraillé comme eux ; mes chemises tombaient en loques ; je n’avais jamais une paire de bas qui ne fût largement trouée ; je traînais de méchants souliers éculés, qui sortaient à chaque pas de mes pieds ; je perdais souvent mon chapeau et quelquefois mon habit. J’avais le visage barbouillé, égratigné, meurtri, les mains noires. Ma figure était si étrange, que ma mère, au milieu de sa colère, ne pouvait s’empêcher de rire et de s’écrier : « Qu’il est laid ! » […]

Certains jours de l’année, les habitants de la ville et de la campagne se rencontraient à des foires appelées des assemblées, qui se tenaient dans les îles et sur des forts autour de Saint-Malo ; ils s’y rendaient à pied quand la mer était basse, en bateau lorsqu’elle était haute. La multitude de matelots et de paysans ; les charrettes entoilées ; les caravanes de chevaux, d’ânes et de mulets ; le concours des marchands ; les tentes plantées sur le rivage ; les processions de moines et de confréries qui serpentaient avec leurs bannières et leurs croix au milieu de la foule ; les chaloupes allant et venant à la rame ou à la voile ; les vaisseaux entrant au port, ou mouillant en rade ; les salves d’artillerie, le branle des cloches, tout contribuait à répandre dans ces réunions, le bruit, le mouvement et la variété.

3) Extrait du Journal d'Anne Frank

[...] VENDREDI 9 OCTOBRE 1942

Chère Kitty,
Aujourd'hui, je n'ai que des nouvelles sinistres et déprimantes à te donner. Nos nombreux amis juifs sont emmenés par groupes entiers. La Gestapo ne prend
vraiment pas de gants avec ces gens, on les transporte à Westerbork, le grand camp pour juifs en Drenthe, dans des wagons à bestiaux.

Miep nous a parlé de quelqu'un qui s'est échappé de Westerbork. Westerbork doit être épouvantable. On ne donne presque rien à manger aux gens, et encore moins à boire, car ils n'ont de l'eau qu'une heure par jour et un W.C. et un lavabo pour plusieurs milliers de personnes. Ils dorment tous ensemble, hommes, femmes
et enfants; les femmes et les enfants ont souvent la tête rasée. Il est presque impossible de fuir, les gens du camp sont tous marqués par leurs têtes rasées. [...]

S'il se passe déjà des choses aussi affreuses en Hollande, qu'est-ce qui les attend dans les régions lointaines et barbares où on les envoie ? Nous supposons que la plupart se font massacrer. La radio anglaise parle d'asphyxie par les gaz ; c'est peut-être la méthode d'élimination la plus rapide. [...]

VENDREDI 14 AVRIL 1944

Chère Kitty,
L'atmosphère ici est encore très tendue. [...] D'ailleurs, il faut bien dire qu'en ce moment nous n'avons pas de veine. Les W.C. fuient et le robinet tourne à vide. Grâce à nos nombreux contacts, ils seront tous deux vite réparés.

Parfois, je suis sentimentale, tu le sais, mais... ici, il y a parfois un peu de place pour les sentiments aussi. Quand Peter et moi, dans un désordre et une poussière épouvantables, sommes assis sur une caisse en bois dure, nous tenant par l'épaule, tout près l'un de l'autre ; lui tenant une de mes boucles dans la main. Quand dehors les oiseaux dansent, quand on voit les arbres devenir verts, quand le soleil vous attire au-dehors, quand le ciel est si bleu, oh, alors, alors j'ai envie de tant de choses. [...]

4) Chagrin d'école, Daniel Pennac

Donc, j’étais un mauvais élève. Chaque soir de mon enfance, je rentrais à la maison poursuivi par l’école. Mes carnets disaient la réprobation de mes maîtres. Quand je n’étais pas le dernier de ma classe, c’est que j’en étais l’avant-dernier. (Champagne !) Fermé à l’arithmétique d’abord, aux mathématiques ensuite, profondément dysorthographique, rétif à la mémorisation des dates et à la localisation des lieux géographiques, inapte à l’apprentissage des langues étrangères, réputé paresseux (leçons non apprises, travail non fait), je rapportais à la maison des résultats pitoyables que ne rachetaient ni la musique, ni le sport, ni d’ailleurs aucune activité parascolaire.

— Tu comprends ? Est-ce que seulement tu comprends ce que je t’explique ?

Je ne comprenais pas. Cette inaptitude à comprendre remontait si loin dans mon enfance que la famille avait imaginé une légende pour en dater les origines : mon apprentissage de l’alphabet. J’ai toujours entendu dire qu’il m’avait fallu une année entière pour retenir la lettre a. La lettre a, en un an. Le désert de mon ignorance commençait au-delà de l’infranchissable b.

— Pas de panique, dans vingt-six ans il possédera parfaitement son alphabet.

J’étais un objet de stupeur, et de stupeur constante car les années passaient sans apporter la moindre amélioration à mon état d’hébétude scolaire. « Les bras m’en tombent », « Je n’en reviens pas », me sont des exclamations familières, associées à des regards d’adulte où je vois bien que mon incapacité à assimiler quoi que ce soit creuse un abîme d’incrédulité.

Apparemment, tout le monde comprenait plus vite que moi.

— Tu es complètement bouché !

5) Extrait de Lettres à sa fille, Calamity Jane

Deux mois plus tard.

Je suis malade et n'ai plus longtemps à vivre. J'emporte de nombreux secrets avec moi, Janey. Ce que je suis et ce que j'aurais pu être.

Je ne suis pas aussi noire qu'on m'a dépeinte. Je veux que tu le croies.

Mes yeux m'ont privée du plaisir que je pouvais prendre à regarder ta photo. Je ne peux plus voir pour écrire. Je dois te dire quelque chose. Si jamais tu viens ici, répare ma vieille maison et ne manque pas d'aller trouver le général Allen, de Billings. C'était un bon ami.

Il y a quelque chose que je devrais te confesser; mais je ne peux tout simplement pas. Je l'emporterai dans ma tombe : pardonne-moi et songe que j'étais solitaire.

6) Stupeur et tremblements, Amélie Nothomb

Monsieur Haneda était le supérieur de monsieur Omochi, qui était le supérieur de monsieur Saito, qui était le supérieur de m ademoiselle Mori qui était ma supérieure. Et moi, je n'étais la supérieure de personne.

On pourrait dire les choses autrement. J'étais aux ordres de mademoiselle Mori, qui était aux ordres de monsieur Saito, et ainsi de suite, avec cette précision que les ordres pouvaient, en aval, sauter les échelons hiérarchiques.

Donc, dans la compagnie Yumimoto, j'étais aux ordres de tout le monde.

Le 8 janvier 1990, l'ascenseur me cracha au dernier étage de l'immeuble Yumimoto. La fenêtre, au bout du hall, m'aspira comme l'eût fait le hublot brisé d'un avion. Loin, très loin, il y avait la ville, si loin que je doutais d'y avoir jamais mis les pieds.

Je ne songeai même pas qu'il eût fallu me présenter à la réception. En vérité, il n'y avait dans ma tête aucune pensée, rien que la fascination pour le vide, par la baie vitrée.

Une voix rauque finit par prononcer mon nom, derrière moi. Je me retournai. Un homme d'une cinquantaine d'années, petit, maigre et laid, me regardait avec mécontentement.

- Pourquoi n'avez-vous pas averti la réceptionniste de votre arrivée ? me demanda-t-il.

Je ne trouvai rien à répondre et ne répondis rien. J'inclinai la tête et les épaules, constatant qu'en une dizaine de minutes, sans avoir prononcé un seul mot, j'avais déjà produit une mauvaise impression, le jour de mon entrée dans la compagnie Yumimoto.

L'homme me dit qu'il s'appelait monsieur Saito. Il me conduisit à travers d'innombrables et immenses salles, dans lesquelles il me présenta à des hordes de gens, dont j'oubliais les noms au fur et à mesure qu'il les énonçait.

Il m'introduisit ensuite dans le bureau où siégeait son supérieur, monsieur Omochi, qui était énorme et effrayant, ce qui prouvait qu'il était le vice-président.

Puis il me montra une porte et m'annonça d'un air solennel que, derrière elle, il y avait monsieur Haneda, le président. Il allait de soi qu'il ne fallait pas songer à le rencontrer.

Enfin, il me guida jusqu'à une salle gigantesque dans laquelle travaillaient une quarantaine de personnes. Il me désigna ma place, qui était juste en face de celle de ma supérieure directe, mademoiselle Mori. Cette dernière était en réunion et me rejoindrait en début d'après-midi.

Monsieur Saito me présenta brièvement à l'assemblée. Après quoi, il me demanda si j'aimais les défis. Il était clair que je n'avais pas le droit de répondre par la négative.

- Oui, dis-je.

Ce fut le premier mot que je prononçai dans la compagnie. Jusque-là, je m'étais contentée d'incliner la tête.

Le "défi" que me proposa monsieur Saito consistait à accepter l'invitation d'un certain Adam Johnson à jouer au golf avec lui, le dimanche suivant. Il fallait que j'écrive une lettre en anglais à ce monsieurpour le lui signifier.

- Qui est Adam Johnson ? eus-je la sottise de demander.

Mon supérieur soupira avec exaspération et ne répondit pas. Était-il aberrant d'ignorer qui était monsieur Johnson, ou alors ma question était-elle indiscrète ? Je ne le sus jamais, et ne sus jamais qui était Adam Johnson.





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MessageSujet: Re: L'Écriture de soi [Fiche de synthèse]   Mar 13 Fév - 18:57

c'est une belle leçon. Merci pour votre savoir
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celineb

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MessageSujet: Re: L'Écriture de soi [Fiche de synthèse]   Mar 13 Fév - 19:47

Merci beaucoup !

J'anime un atelier d'écriture sur un autre forum. Je partage ici mes travaux.

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